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1856 – Les Galeries Dufayel

Les Galeries Dufayel

 

Les grands magasins Dufayel, entreprise titanesque, ouvrirent Boulevard Barbès en 1856. Ces galeries initiées sous l’impulsion de Jules André Crespin portaient alors le nom de Palais de la Nouveauté.
L’entreprise connut rapidement un joli succès. A la mort de Crespin en 1888, l’enseigne fut repris par l’un de ses employé, le fameux Dufayel. Celui ci multiplia les initiatives ingénieuses et fit preuve d’une grande modernité dans son approche. Tout était bon pour attirer le client et inciter à la dépense. Il fit entre autre aménager un théâtre, un cinématographe, une piste cyclable et un jardin d’hiver. Il initia aussi le paiement en mensualité, chargeant des encaisseurs de passer chez les clients récupérer leur échéances. Son credo résumait tout: “Moi messieurs, je ne travaille qu’avec les pauvres. Vous ne pouvez pas imaginer ce qu’il y a d’argent chez ces bougres-là”.
Entre 1874 et 1913, les galeries s’étendront progressivement au quadrilatère formé par le Boulevard Barbès, les rues Christiani, de Sofia, et de Clignancourt, au numéro 26 de laquelle se dressait l’entrée monumentale. Celle ci était surmontée d’un dôme, lui même pourvu d’un phare éclairant la ville. Ces bâtiments nouveaux seront l’oeuvre des architectes Le Bègue (père et fils) ainsi que Gustave Rives. Quant au fronton, on reconnaîtra la pate de Jules Dalou et d’Alexandre Falguière. En 1912, 15.000 personnes travaillaient dans ce magasin qui se targuait alors d’être le plus grand du monde. Hélas, après avoir ouvert plus de 400 succursales, Dufayel se fourvoiera dans des placements hasardeux qui le conduisit à mettre fin à ses jours en 1916. Les galeries fermeront leurs portes en 1930. A la libération, la BNP récupérera la partie principale des locaux pour y installer ses 6000 salariés. Le dôme sera détruit dans la foulée. Les années 90 et la révolution numérique provoqueront la chute des effectifs bancaire. La banque cédera une partie du bâtiment réhabilité en logements en 2002, tout en préservant les facades. Les Galeries Dufayel entreprise mégalomane au déclin magnifique illustrent à merveille l’esprit de capitalisme et de progrès du XIXe siècle dans tous ses excès.
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Merci à John d’Orbigny pour la recherche documentaire et à Albane G (Voyage Etphotos) pour l’idée.

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Department stores Dufayel, gigantic company, opened Boulevard Barbes in 1856. These galleries initiated under the guidance of Jules Andre Crespin were then called the “Palais de la Nouveauté”.
The company quickly experienced a great success. On the death of Crespin in 1888, the brand was taken over by one of its employees, the famous Dufayel. This one multiplied ingenious initiatives and showed a very modern commercial approach. Everything was good to attract customers and encourage spending. He, among other things developped a theater, cinema, bike path and a winter garden. He also initiated monthly payment, loading collectors to recover their deadlines at customers. His credo summed it all: “Gentlemen, I only work with the poor. You can not imagine there is here.”
Between 1874 and 1913, the galleries will gradually rise to the quadrilateral formed by the Boulevard Barbes, streets Christiani, Sofia, and Clignancourt, at number 26 of which stood the monumental entrance. That it was surmounted by a dome, itself provided a lighthouse illuminating the city. These new buildings are the work of architects Le Begue (father and son) and Gustave Rives. As the pediment, we recognize the paste Jules Dalou and Alexander Falguière. In 1912, 15,000 people worked in the store which then pretended to be the largest in the world. Alas, having opened more than 400 branches, Dufayel failed in risky investments that led him to end his days in 1916. Galleries close their doors in 1930. After 1945, the BNP Bank will retrieve the main part of the premises to install its 6,000 employees. The dome will be destroyed in the process. The 90s and the digital revolution will cause the collapse of banking staff. Part of the building will be rehabilitated in housing in 2002, while preserving the facades. Galleries Dufayel perfectly illustrate the spirit of capitalism and progress of the nineteenth century in all its excesses.

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3 réponses

  1. syco
    | Répondre

    Fantastique ! C’est bien dommage qu’elles n’existent plus…

  2. Anonymous
    | Répondre

    okkkkk … lol moi je kiff mais bon

  3. Anonymous
    | Répondre

    moi j’aime dUFAYEL

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