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1836 – La place de l’Étoile

place de l'étoile

Cette place aussi centrale qu’excentrée doit son nom à la disposition des 12 avenues qu’elle dessert. Sur un plan géographique, il s’agit plus précisément  du sommet de la montagne du Roule.

Jusqu’au XVIIIe siècle, l’endroit n’était qu’un simple carrefour de chasse. Celui ci connaîtra un premier début d’aménagement vers 1770, lorsque seront entrepris les travaux de la place de la Concorde. Par souci de qualité de la perspective, la butte sera adoucie puis terrassée.

Les hauteurs ont toujours fasciné les pouvoirs. Plusieurs projets d’aménagement seront envisagés parmi lesquels l’installation d’une croix illuminée. Viendra ensuite l’idée d’une fontaine surplombée par un éléphant. Ce projet sera recyclé quelques années plus tard à la Bastille sans jamais aboutir.

À compter de 1787, la place sera traversée par le mur des Fermiers Généraux. Une barrière d’octroi sera installée au débouché des futurs Champs Élysées pour l’occasion. Ces deux petits pavillons construits par Ledoux seront démolis comme les autres, vers 1860, lorsque Paris annexera ses villages connexes.

Mais alors quid de l’Arc de Triomphe ? Un premier projet rendant hommage aux campagnes d’Italie sera lancé dès 1797. L’emplacement naturel choisi fut la barrière d’Italie, située au niveau de l’actuelle place qui commençait tout juste une longue carrière de fantaisies architecturales. On se ravisera ensuite pour la Bastille (encore elle!) pour se rabattre ensuite Place de l’Étoile. Les sous sols de la Bastille ne permettait pas l’installation d’un tel monument.

Le projet pris un retard considérable. La première pierre fut posée le 15 aout 1806. L’architecte Chalgrin, en charge des travaux décédera cinq ans plus tard, laissant son oeuvre largement inachevée. Entre temps, Napoléon s’était peu à peu désintéressé de la chose, justifiant un surcroît de lenteur au cours des années qui suivront. En 1814, Louis XVIII revenu au pouvoir avait décidé de gommer le moindre symbole napoléonien. Qu’il s’agisse du Pont de la Concorde ou du fronton du Louvre, l’urgence de ces rectifications a laissé ici et là de fascinants hybrides (voir). En 1823, le monarque décida de consacrer l’Arc au succès de la campagne d’Espagne. Il n’en sera rien.
Vers 1830, Louis Philippe sous l’impulsion de Thiers fera achever les travaux rendant au monument son intention d’origine. L’inauguration aura lieu en 1836 sans tambours ni trompettes, mais c’est une autre histoire.
Quant à Napoléon, décédé à Sainte Hélène en 1821, il ne verra jamais son Arc de Triomphe achevé.

La place de l’Étoile sera achevée en 1854 sous Napoléon III au même titre que les hôtels symétriques des rues de Presbourg et Tilsitt, édifiés en 1858.

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This plaza, which is both central and peripheral in its own way, was named for the 12 avenues that radiate from it like a star (étoile). Geographically speaking, it is situated at the summit of the ‘Montagne du Roule’ (the word ‘montagne’, or ‘mountain’, of course, is often used in Paris place names to describe what are really small hills).
The star formation of the streets actually harks back to the eighteenth century, when these avenues would have been cut through thick woodland to make hunting easier – the hunter could stand at the centre of the ‘star’ and shoot animals that crossed between the avenues. Urban development began in around 1770, during which time the Place de la Concorde was under construction. In order to achieve a desirable perspective, the ‘mountain’ was evened out, and eventually terraced.
High terrains have always held a certain attraction for the powerful – several projects were proposed for the hill, including the installation of a great, illuminated cross. Another idea was to build a fountain with a grand elephant at the centre – a project which would be recycled a few years later at the Bastille, but never fully completed.
From 1787 on, the plaza was traversed by the ‘mur des Fermiers Généraux’, or the ‘General Farmers’ wall’, which functioned as a tax boundary for the city of Paris. A customs barrier was situated at the end of what is now the Champs Élysées, consisting of two small pavillions built by Ledoux, and demolished like most of the others in around 1860, when the city limits of Paris were enlarged.
And the Arc de Triumph? Plans for the monument first began in 1797, when a memorial was planned in homage to the recent Italian military campaigns. The first choice of location for this monument was actually the present-day Place d’Italie, which has been the site of several ambitious architectural plans. The second option was the Place de la Bastille, but since the foundation soil proved weak, it was eventually decided to settle on the Place de l’Étoile.
The project was subject to several delays. Five years after the first stone was laid on the 15th of August 1806, the architect Chagrin died, leaving his work only half completed. In the meantime, Napoleon had steadily lost interest in the project, and works slowed to a virtual halt over the next few years. In 1814, the restored king Louis XVIII, who had decided to erase all memory of Napoleon from the city, ‘rectified’ the arch to suit his political interest – leaving here, just as at the Pont de la Concorde and the stone pediments of the Louvre, a fascinating legacy of ‘hybrid’ architectural features (see article LIEN!].
In 1823, the monarch decided to dedicate the arch to the success of his Spanish campaigns. The sentiment, however, was short lived – by 1830, Louis Philippe, under pressure from Thiers, re-dedicated the monument to its original subject matter. The monument was opened in 1836, without much fanfare (but that is another story for another time). As for Napoleon, who died in Sainte Hélène in 1821, he never saw his Arch of Triumph reach completion.
The present-day Place de l’Étoile was built in 1854 under Napoleon III, at the same time as the symmetrical town houses that stand on Rue de Presbourg and Rue Tilsitt, completed in 1858.

Translation by Tim McInerney

Auguste Gouviot, 1859 - Bibliothèque historique de la Ville de Paris © C.H.V.P.
Barrière de l’Étoile – Auguste Gouviot, 1859 – Bibliothèque historique de la Ville de Paris © C.H.V.P.

arc de triomphe 1341508056-Paris-660-GI
arc de triomphe

images – cparama

Une réponse

  1. Nathalie
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    superbe !
    je découvre votre site et c’est un vrai bonheur 🙂
    merci poiur ce magnifique partage
    Nathalie – Paris

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